• Per Ruptam Silvam

    The thing that exists when we aren't thereWith: Sukla Bar Chevallier, Sandra Gómez, Marc Hatzfeld, Raima Mondal, Chandrai Murmu, Pini Soren  In video: Shreya Mallick, Raima Mondal Sound & music creation: Rogelio Sosa, Andrés Solís Video: Jean-Frédéric Chevallier Lighting set-up: Chandrai Murmu  Lighting assistantsSunny Prosun Bor, Dhananjoy Hansda, Bhimcharon Hansda, Salkhan Hansda Technical assistant: Himadri Mondal, Arnab Banerjee Collaborators: Sukla Bar Chevallier, Sandra Gómez Written and directed by Jean-Frédéric Chevallier

     

    First presentation on 15th February 2014 

    During Night of Theatre n°7, at Trimukhi Cultural Centre, Borotalpada Village, West Bengal, India 

    Produced by Trimukhi Platform (India) & CONACULTA-FONCA (Mexico)

     

     

    VIDEO (HD, 21 min)

     

     

     

    Per Ruptam Silvam is the result of two weeks rehearsals process in the tribal village of Borotalpada, West Bengal, India, with a dancer came from Bogotá (Sandra Gomez), a peasant from a nearby village (Chandrai Murmu) and a young schoolgirl living in Borotalpada (Pini Soren), a Bengali social worker (Sukla Bar) and a French theatre director living in Kolkata (Jean-Frédéric Chevallier), and an anthropologist from Paris (Marc Hatzfeld). Five village youth and one more from the city (Sunny Prosun Bor, Dhananjoy Hansda, Bhimcharon Hansda, Salkhan Hansda, Himadri Mondal, Arnab Banerjee) were ensuring the lighting, soundscapes and video projections.

    Journalist Mohua Das, who reported the event for The Telegraph, wrote later:

    After the long journey our sense of disorientation was pushed to the limit with the experimental theatre but it was great. The way they used the existing nightscape of the village with a couple of lights and props as the stage was amazingly innovative. And there was a constant effort to tickle the senses.... There was something magical about making one’s way through the backwoods with torchlights and settling down on the ground under the open skies, feeling the caress of a wintry breeze and watching performances in the dark — imaginative and untamed."   [“Experiments with Theatre and Truth”, The Telegraph, Calcutta, 9th March 2014]

     

     

    Per Ruptam Silvam   Per Ruptam Silvam   Per Ruptam SilvamPer Ruptam Silvam   Per Ruptam Silvam   Per Ruptam Silvam

     

     

    EN FRANÇAIS 


    Per Ruptam SilvamPer Ruptam Silvam est le fruit de deux semaines de travail dans le village tribal de Borotalpada, Bengale Occidental, Inde. Participaient aux répétitions une danseuse venue de Bogotá (Sandra Gomez), un paysan d’un village voisin (Chandrai Murmu) et une jeune écolière (Pini Soren) habitant le village même ainsi qu’une travailleuse sociale bengalie (Sukla Bar) et un metteur en scène français (Jean-Frédéric Chevallier), ces deux-là habitants de Calcutta. Un anthropologue de Paris (Marc Hatzfeld) devenu acteur pour l’occasion était de la partie. Six adolescents du village et de la ville (Sunny Prosun Bor, Dhananjoy Hansda, Bhimcharon Hansda, Salkhan Hansda, Himadri Mondal, Arnab Banerjee) assuraient la technique : les éclairages, la diffusion des nappes sonores et le lancement des projections vidéos. Les dites nappes avaient été concoctées par deux artistes de Mexico (Rogelio Sosa, Andres Solis) à partir de captations réalisées sur place au cours de l’année et les images vidéos produites à Calcutta quelques mois auparavant. Quotidiennement, tout ce beau monde s’activait entre arbres et buissons (qu’à dessein, personne n’avait coupés, les devinant complices du processus) de la fin de l’après-midi (un peu avant la tombée du jour) jusqu’à dix heures du soir (lorsqu’il devenait grand temps d’aller, tous ensemble, se restaurer dans une cour amie).

    Pour qualifier ce travail en germe, on pourrait parler d’un théâtre – ou bien d’une composition chorégraphique, ou bien d’une performance scénique – du présenter. Un plateau qui présente. De même que l’on présente sur un plateau des mets que les convives sont invités à savourer. Avec peut-être cette différence que les présences de celles et ceux qui interviennent ici sur le « plateau » (et entre les arbres) sont grandement de la partie. Ce qui est donné à goûter, ce sont bien ces présences-là, singulières et insolites – croisées, enchevêtrées les unes aux autres – leurs mises en relation, leurs différences.

    Il y va d’un exercice scénique qui, comme toute combinaison culinaire, ne veut rien dire – à moins que peut-être ceci : “sois le/la bienvenu(e) et profites-en pour sentir, pour goûter, pour te laisser aller”. Ce qui importe, c’est qu’en regardant cela même qui ne veut rien dire, les spectateurs se disent des choses et même des choses inédites. Par exemple, entre mille, cette phrase entendue au tout début : “est-ce que quand tu m’as voulu(e) tu t’es un peu retenu(e) ?” Ou encore celle-là, prononcée peu avant la fin : “le paradis c’est vers où selon vous ?”

    Une première mouture de ce travail collectif fut présentée au public (environ 200 personnes du village, une petite centaine des villages tribaux alentour et une soixantaine venues en bus de Calcutta) le 15 février dernier à l’occasion de la Septième Nuit du Théâtre. Dans un long article rendant compte de l’expérience, la journaliste Mohua Das notait :

    S’asseoir à même le sol sous un ciel immense, être caressé par une brise fraîche en attendant que le spectacle s’ouvre sur la nuit noire, cela avait déjà quelque chose de féerique. Ce théâtre imaginatif et sauvage nous déroutait, nous bouleversait, nous poussait hors de nos propres limites. Avec seulement quelques lumières, trois ou quatre effets techniques, un paysage rural nocturne était transformé en une scène innovante tout occupée à nous mettre les sens à vif. " [“Une expérience entre théâtre et vérité”, The Telegraph, Calcutta, 9 mars 2014]

     

     

    EN ESPAÑOL 


    Per Ruptam SilvamPer Ruptam Silvam es el fruto de dos semanas de trabajo en la comunidad indígena de Borotalpada, Bengala Occidental, India. Participaron en el proceso una bailarina originaria de Bogotá (Sandra Gomez), un campesino (Chandrai Murmu) y una estudiante de primaria de la comunidad misma (Pini Soren), así como una trabajadora social bengalí (Sukla Bar) y un director de escena francés (Jean-Frédéric Chevallier), quienes habitan en Calcuta, y también un antropólogo parisino (Marc Hatzfeld), apenas convertido en actor; mientras seis adolescentes de la comunidad y la ciudad (Sunny Prosun Bor, Dhananjoy Hansda, Bhimcharon Hansda, Salkhan Hansda, Himadri Mondal, Arnab Banerjee) se encargaron de la técnica: la iluminación, la difusión de las olas sonoras y la proyección de los videos. He aquí un ejercicio escénico muy parecido a una combinación culinaria y que, como cualquier combinación culinaria, no pretende decir nada – excepto tal vez eso: “seas bienvenida/o y aprovecha para sentir, para probar, para dejarte ir”. Lo que importa, es que, al mirar eso que no busca decirles nada, los espectadores se digan cosas, hasta cosas inéditas. Por ejemplo, entre miles, esta frase que se escucha a penas inicia: “¿cuando me quisiste, te detuviste un poco?”. O bien esa, casi gritada al final del montaje: “el paraíso, ¿por dónde es, según tú?”. La periodista Mohua Das escribió acerca de esta experiencia:

    Sentarse en el suelo bajo el cielo inmenso, recibir las caricias frescas del viento mientras esperábamos que la obra se abriera sobre la oscura noche, todo eso era ya en sí algo mágico. Este teatro inventivo y no domesticado nos confundía, nos conmovía, nos llevaba fuera de nuestros propios limites. Con sólo algunas luces y tres o cuatro efectos técnicos, un paisaje rural y nocturno se transformó en un escenario innovador todo dedicado a poner en alerta nuestros sentidos”. [“Una experiencia entre teatro y verdad”, The Telegraph, Calcuta, 9 de marzo 2014]

     

     

    Per Ruptam Silvam

     

     

     

     


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