• Projets en cours

    Trimukhi en françaisTrimukhi Platform s'attache pour l'heure à travailler dans le domaine des arts scéniques et visuels (angle art), en philosophie et sociologie (angle recherche) avec en priorité des  groupes sciemment minoritaires (angle social). Les projets depuis 2011 sont, pour la plupart, orientés vers la construction d'une plateforme concrète : la mise en place d'un Centre Culturel dans le village Santal de Borotalpada, à 230 km au sud ouest de Calcutta, Bengale Occidentale, Inde. Pour autant Trimukhi Platform lance aussi une revue d'art contemporain en quatre langues, destinée donc à un public plus urbain.

     

     

    Trimukhi Platform

     

      

       

    Nuit du Théâtre n°9 / La Nuit des idées


     Nuit du Théâtre n°9 La Nuit des idéesNuit du Théâtre n°9 La Nuit des idées

    Proposée par Trimukhi Platform et l'Institut Français, en partenariat avec l'Ambassade de France en Inde, l'Alliance Française du Bengale, l'Ecole des Médias de l'Université du Québec à Montréal (UQAM)Acción Cultural Española AC/EMACE et Hexagram, la Nuit du Théâtre n°9 / La Nuit des idées a eu lieu le 28 janvier 2017 dans le village santhal de Borotalpada. Au programme, outre des spectacles de danse-théâtre, des installations sonores in situ et autres déambulations nocturnes, il y avait aussi deux tables rondes où des spécialistes discutèrent de la relation entre les arts et la pensée. Les artistes et philosophes participant étaient originaires du village ainsi que de Calcutta, Paris, Madrid et Montréal. Comme de coutume, après le dîner, aux alentours de minuit, une dance-party multiculturelle débuta. 

     

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    Fabrique de l'art n°1


    Fabrique de l'artFabrique de l'art

    Trimukhi Platform a lancé en France, en Inde et au Canada, une publication annuelle sur les pratiques artistiques contemporaines en français et en anglais. Son titre : Fabrique de l’art / Fabricate (Fabric of) Art. 196 pages, dont 40 en couleur. Dimension 28 x 21 cm. Poids 730 grammes. Au sommaire du numéro 1 : des textes et travaux visuels de 21 artistes et essayistes d’Inde, de France, d’Espagne, du Royaume-Uni, Italie, Suisse, Portugal, Mexique, Colombie, Argentine, Equateur et Canada. La visée est simple : stimuler les pensées, éveiller les désirs de faire.

    La revue est en vente à Paris et en région parisienne dans les librairies suivantes : Le Monte-en-l'airPalimpsesteL'écume des pagesMichèle Ignazi et Les racines du vent. A Calcutta, la revue est en vente à Bingsha Shatabdi, Foreign Publishers Agency, Oxford Bookstore et CIMA Gallery. A Dubaï, elle est disponible à 1x1 Gallery. Le lancement en France a eu lieu le 20 juin 2016 à La Maison des Indes, Paris. Le lancement en Inde a lieu le 1er septembre 2016 à l'Alliance Française du Bengale, et à Montréal le 2 octobre à la Librairie le Port de tête.

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    Bachchader Experimentum


     Trimukhi PlatformSession de formation

    Lors de la Nuit du Théâtre n°8Trimukhi Platform a présenté Bachchader Experimentum, une experimentation théâtrale écrite et "jouée" simultanément dans 3 espaces différents (en haut d'un arbre, au milieu d'une clairière, dans une petite salle du Centre Culturel) par 8 enfants santhalis : Anjoli Hansda, Chintamoni Hansda, Joba Hansda, Salkhan Hansda, Sukul Hansda, Ramajit Hansda, Surujmoni Hansda et Pini Soren – mise en scène Jean-Frédéric Chevallier en collaboration avec Budrai Besra et Chandrai Murmu – musique Luis Alberto Mariño – conseils artistiques Sukla Bar Chevallier – vidéo live Dhannajoi Hansda – dramaturgie Budrai Besra – lumière Chandrai Murmu – éclairage mobile Bhim HansdaDulal Hansda et Dhani Hansda.

    Le spectacle est repris fin décembre 2015 à Borotalpada puis cinq jours en janvier 2016 à Calcutta dans cinq lieux différents : l'Université de Jadavpur, Magic Hours, Minto Park Syndicate, Bangur Park et Modern High School for Girls.

    Dans The Time of India, la journaliste Rakhi Chakrabarty rendait compte de son expérience de décembre 2015 : "Au-delà de la rivière Subarnarekha, lorsque la route bitumée termine pour laisser place à des champs ondulés à perte de vue, se trouve un village Santhal endormi appelé Borotalpada. Samedi, ce village tribal retiré bouillonnait d'activité. Car c'était une soirée de théâtre. Un théâtre avec des acteurs du lieu. Un théâtre de la terre. Un théâtre contemporain sous la direction de Jean-Frédéric Chevallier, philosophe et metteur en scène français, qui a fait de Calcutta sa maison depuis 2008. Son théâtre est un théâtre du présent, un théâtre où la vie est présentée et non représentée, un  théâtre où la vie se déploie telle la vie dont nous faisons l'expérience."

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    Sessions de préparation à l'invention de projets culturels singuliers


     Trimukhi PlatformSession de formation

    Trimukhi Platform a lancé un programme original de formation destiné à donner à douze jeunes du village tribal de Borotalpada les outils et connaissances nécessaires pour prendre des responsabilité importantes dans l'organisation des activités du Centre Culturel. Une première session s'est tenue du 12 au 21 juillet 2014 dans le cadre d'une convention signée avec l'Institut du Théâtre de Barcelone. Celle-ci achevée, les jeunes qui l'avaient suivie prenaient une décision : organiser quotidiennement, dans le Centre Culturel, trois heures de soutien scolaire pour les enfants du village. Ce projet, géré de manière autonome par les jeunes avec l'appui de l'école primaire locale, a débuté le 28 juillet et s'est achevé le 20 octobre.

    La seconde session s'est tenue du 15 au 22 décembre 2014. Cette fois les cours du matin étaient assurés par une étudiante de lettre et un professeur de biologie de l'Université de Jadavpur, Calcutta. La troisieme session s'est tenue du 22 au 30 mai 2015. Un musicien et un comédien ont initié les enfants à l'ordinateur et à internet. La session s'est conclue avec un atelier en ligne donné depuis la France par l'antropologue Marc Hatzfeld. La quatrième session, en octobre 2015 a été consacrée à l'expérimentation musicale. Les sessions suivantes auront lieu en octobre et novembre 2016,  janvier et juin 2017.

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    Construction et reconstruction d'un centre culturel dans le village de Borotalpada


    Projets en coursTrimukhi Cultural Centre

    Borotalpada est un village tribal Santal, à 230 kilomètres au sud-ouest de Calcutta (à la frontière entre le Bengale et l'Orissa). Sukla Bar et Jean-Frédéric Chevallier y ont travaillé depuis 2008, notamment en y créant un spectacle de danse, théâtre et musique qui fut ensuite présenté à Calcutta: Monsoon Night Dream avec le soutien du Ministère de la Culture de l'Inde et l'Université de Jadavppur. Depuis, des liens de confiance et d'amitié se sont tissés, de nombreuses et longues discussions en assemblées ont été menées et il est apparu qu'une expérience plus ambitieuse pouvait être tentée : la construction dans le village d'un centre culturel destiné à accueillir des expositions (peinture, dessin, photographie, installation vidéo), des spectacles (notamment lors des concours dramatiques qu'organisent chaque année les villages santals alentour), des concerts, des projections de films, des rencontres-débats, des ateliers, des séminaires et des résidences d'artistes et de chercheurs.

    Le processus de construction a débuté en octobre 2011, une fois la saison des pluies terminée. Deux espaces distincts sont prévus, tous deux élaborés en dialogue avec la tradition architecturale santale : l'un en terre (un bâtiment sur deux étages avec bureau, bibliothèque-centre de documentation, chambres et dortoir) ; l'autre en bambou et en pierre (une ample structure modulable pour les ateliers, les présentations scéniques, projections de films, etc.). De fait, les désirs des habitants de Borotalpada sont multiples : inventer de nouvelles manières de peindre les murs de leurs maisons, découvrir des stratégies alternatives en agriculture, architecture, charpenterie, artisanat en osier, pratiquer de manière régulière la musique (en particulier le violon traditionnel et la percussion santale), exécuter danses et chants saisonniers au moment adéquat, apprendre d'autres langues, s’initier à différentes manière de pratiquer le théâtre et la danse, organiser des concours de chants, des compétitions dramatiques, etc.

    Les Ādivāsī (en sanskrit ād: origine et vās: habiter, résider, donc les premiers habitants ou habitants originaires) ou aborigènes de l'Inde constituent approximativement 8 % de la population totale de l'Inde. Officiellement reconnus par la constitution indienne comme « Scheduled Tribes » ("tribus répertoriées"), ils sont souvent regroupés avec les « Scheduled Castes » ("castes répertoriées" c'est-à-dire : les "intouchables") dans la catégorie « Scheduled Castes and Tribes » . Les Indiens non aborigènes les considèrent souvent comme « primitifs ». L'une des particularités de ce projet est de placer le centre à la périphérie - géographiquement et sociologiquement.

    Comme le rappelle un récent rapport de l'ONU, l'Inde figure en 134ème position (sur 187 pays) en termes de développement humain. Les inégalités se sont d'ailleurs accentuées ces vingts dernières années. Il y a ceux qui sont au centre géographiquement (et donc en haut sociologiquement) et il y a tous les autres à la périphérie (et tout en bas). Une plateforme culturelle se construit habituellement dans un beau quartier et dans une grande ville. Là, il s'agit de faire l'exacte inverse : la situer dans un village perdu et sans ressource. Et il s'agit aussi de faire en sorte que ceux qui coordonnent cette plateforme soient précisément ceux qui habituellement ne coordonnent rien du tout - parce qu'ils sont, telles les populations tribales en Inde, périphériques. C'est d'ailleurs très intéressant d'écouter les désirs de chacun dans le village quant aux activités artistiques à développer. D'un côté il y a la volonté de maintenir vivante des singularités culturelles et, de l'autre, le souhait de découvrir d'autres formes de pratiques et de savoirs - que se soit en architecture ou en peinture, en chant, en musique, en agriculture ou en théâtre, il y va, à la fois, du désir d’approfondir une unicité et de l'envie de s'enrichir de la multiplicité, l'un alimentant l'autre.

    Un mot a son importance aussi : celui de plateforme - autrement dit, d'une part, un espace de rencontre, de partage, d'entrecroisement et, d'autre part, un lieu depuis lequel s'élancer, rebondir, trouver des forces pour continuer. A ce titre, il est significatif que les habitants de Borotalpada aient choisi, avec l'argent collecté, de débuter la construction plutôt que d'acheter un terrain supplémentaire. Il fallait d'abord un endroit pour recevoir, pour se parler, se connaître. De même leur disposition à participer à des projets qui nécessitent de voyager est frappante : l'idée de s'aventurer et de s'ex-poser au dehors plaît beaucoup.  

    L'anthropologue Marc Hatzfeld avait écrit, après son passage à Borotalpada:Il nous arrive de croire que c’est l’araignée qui tisse sa toile, mais n’est-ce pas, à l’inverse, la toile qui jaillit à la lumière du petit matin en faisant travailler l’araignée ? Après tout qu’en savons-nous ? De même, n’est-ce pas ce Centre culturel de Borotalpada qui tresse un réseau de relations fragiles et porteuses de devenirs entre des paysans santals, des artistes et intellectuels de Calcutta, des donateurs de France, d’Allemagne, d’Espagne et d’ailleurs, des concepteurs mexicains ou français, des enfants qui jouent à la lisière de la forêt et du village ? Laissons-nous donc tisser ensemble par le Centre culturel en devenir : chacun sa part, chacun son temps, ceux qui pétrissent la glaise, ceux qui apportent leurs cinquante euros, ceux qui dessinent les plans, ceux qui impulsent, ceux qui voyagent encore et ceux qui dansent déjà. La première œuvre de ce Centre est bien le tissu d’émotion, d’intelligence, de générosité et de songe qui fait briller ce petit morceau du monde à la lumière d’un autre matin.

    En octobre 2013, le cyclone Pailin (qui traversait l’État de l'Orissa) a produit d'indéniables 'effets collatéraux' sur la bâtiment : des morceaux de murs se sont effondrés… À ceci se sont ajoutés cette année-là et avant que ne débute la mousson, des vents pernicieux qui ont bien ébranlé le toit de bambous et paille de riz qui couvrait l’ensemble.

    Le 5 janvier 2014, les travaux de reconstructions ont pu débuter... Courant avril, l'ensemble des murs avaient été réparés et, courant juillet, la pose d'un toit de tôle sur le bâtiment principal a pu être achevée. En février 2015, le Centre culture était repeint selon la tradition Santhalie (terre rouge et cendre blanche). En avril 2015, restait encore à couvrir d'un toit le bâtiment annexe. En décembre, décision était prise de convertir cette annexe en plateforme. En mars 2016, une perfomance théâtrale était réalisée sur cette trimukhienne en ne plateforme...

    >> Voir le documentaire "Qu'est-ce construire veut dire ?" (HD, 21 min)...

    >> Lire la lettre "Quant aux effets collatéraux d'un cyclone 2013"...

    >> Lire la lettre "Campagne mousson 2012"...

    >> Lire la lettre "5 novembre 2011"...

    >> Plus d'informations en anglais....

     

     

     

    Water Lily - A Matter of Fact - Try Me under Water


    Projets en coursWater Lily - A Matter of Fact

    Water Lily - A Matter of Fact - Try Me under Water est un film-essai en diptyque : deux parties de soixante-dix sept minutes chance, chacune rendant compte du passage à l'age adule d'une jeune femme, dans une village tribal Santal dans un cas, dans un village bengali dans l'autre et, dans les deux cas, de rendre compte de cela de manière relâchée et joyeuse, par le biais de la présentation successive de petits actes quotidiens sans portée spectaculaire, c'est-à-dire aussi sans événement, sans drame et sans rite. Et tandis que la langue maternelle des habitants d'un village est le santhall et de l'autre le bengali, les dialogues sont donnés en Français... 

    Reste que si, le tournage a débuté en décembre 2013 et qu'il est maintenant plus ou moins terminé, le travail de montage est loin lui d'être achevé...

    Ce travail a donné naissance à une installation vidéo et aquatique, à la Pulperie de Chicoutimi, au Québec, en milieu de rivière, le 29 septembre 2016 et dans un étang aux abords du village de Borotalpada le 28 janvier 2017.

    >> Voir un premier essai d'assemblage des images...

    >> Plus d'informations en anglais....

     

     

     

     


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